Monday, March 28, 2016

Bienvenue au Jardin Botanique de San Francisco! / Welcome to San Francisco Botanical Garden!

English version at the bottom :) 



Je suis en congés de printemps et j’ai décidé de véritablement découvrir San Francisco. En général on ne prête pas attention à ce qui nous entoure lorsqu’on s’y trouve pour longtemps. On a plus tendance à visiter des monuments dans les endroits où nous sommes de passage. Et vu que j’ai déjà vécu cela plusieurs fois, j’ai décidé de ne pas commettre la même erreur. Bon d’accord ça fait quand même six mois que je suis installée ici. Mais pour ma défense… okay je n’ai aucune excuse. Alors merci à « My old daddy » qui m’a dit : « promènes-toi !»

Je pense que c’est la première fois que je ne change pas de ville pendant des congés depuis que j’étudie aux Etats Unis. Mais plutôt que de continuer à me déplacer de villes en états, je vais apprendre à véritablement voyager. Découvrir ces choses qui rendent une ville unique. Rencontrer des visages et vivre des histoires. Je dois dire que la journée du Samedi dernier m’encourage beaucoup sur ce chemin. J’ai google « free things to do in San Francisco ». Sur le site Funcheap, j’ai découvert une visite gratuite au jardin botanique pour les résidents de San Francisco. J’ai donc rejeté ma paresse d’un coup de pied et suis partie à l’aventure. Aucun regret ! 


En chemin j’ai fait une escale à la bibliothèque publique de San Francisco pour me faire une carte. J’ai rempli la fiche d’inscription en ligne et j’ai reçu ma carte aussitôt après présentation du ticket imprimé. Gratuitement et en moins de 15 minutes ! Même si je ne prévois pas y lire très souvent, je pourrai participer à certains workshops qui sont organisés à la bibliothèque. Et j’aime beaucoup le design de la carte.


J’ai eu des sourires, des mots d’amitié, des rencontres, des bus manqués, de longues marches, des parfums à croquer, de belles fleurs, de belles pensées et surtout un agréable moment que je souhaite partager à travers ces photos...

J’aime beaucoup lire parce qu’en plus des émotions les livres nous font voyager. Eh bien j’ai découvert que les fleurs aussi peuvent nous transporter. 





Welcome to San Francisco Botanical Garden!


I'm on spring break and I decided to really experience San Francisco. In general we do not pay attention to what surrounds us when we are going to live in a place for a long time. We are more likely to visit monuments in places we pass. And since I have experienced this several times, I decided not to make the same mistake. Okay I moved here for more than six months. But in my defense ... okay I have no excuse. So thank you "My old daddy" for telling me “who said: "go walk around!"

I think this is the first time that I didn’t travel for holidays since I’m studying in US. Instead of moving from cities to states, I will truly learn to travel. Discover those things that make a city unique. Meet new faces and live special stories. I must say that last Saturday encourages me a lot on this path. I googled "free things to do in San Francisco." And on the website Http://sf.funcheap.com/today/ I discovered a free visit to the botanical garden for San Francisco residents. So I kicked my laziness and went took the adventure. No regrets! I got smiles, words of friendship, encounters, missed buses, long walks, amazing perfumes, beautiful flowers, beautiful thoughts, and above all a good time I hope to share through these photos...

Along the way I made a stop at the San Francisco Public Library to get a library card. I filled out the online registration form and I received my card immediately after presentation of the printed ticket. For Free and in less than 15 minutes! Although I do not plan to read there very often, I will have access to some workshops taking place at the library. And I really like the design of the card.


I love reading because in addition to emotions, books make us travel. Well I discovered that flowers also can take us to places.









Dear future husband, I love White Lilies, so I hope to receive a lot when we get married...






Love is in the garden... 










It's always a good idea to read in beautiful places...























It was a good day to be out :) 



Sunday, March 27, 2016

Do not study at Ocean Beach! / N’étudiez pas à la plage!

Version Française plus bas :) 



I spent 6 months in San Francisco without going to the beach. So when my classmate proposed me last Thursday to study for our final exam at Ocean beach, I said yes without any hesitation. I already thought about having a review session at the beach. So I thought this was a good idea. Lol we found out it was not at all! It was windy and the sand did not allow us to use our computers on the beach. Moreover it was a little bit cold, and there was no place where we could sit and study peacefully. But I am not saying that we did not have fun because it was actually pretty cool to be there. We finally read the slides on our smartphones. We were able to review a lecture about Latin America and most importantly… we took great pictures. Check them all after the french version :) 





N’étudiez pas à la plage!



J'ai passé 6 mois à San Francisco sans mettre le pied à la plage. Alors, quand l’une de mes camarades de classe m'a proposé d'étudier à Ocean Beach pour notre examen final, j’ai dit oui sans hésiter. J’avais déjà pensé avoir une session de révision à la plage. Je pensais donc que ce serait une bonne idée. Lol, on a découvert que ça ne l’était pas du tout! Il y avait beaucoup de vent et le sable nous a empêcher d'utiliser nos ordinateurs sur la plage. De plus, il faisait un peu froid et il n’y avait pas vraiment d’endroit ou étudier tranquillement. Mais je ne dis pas que ce n’était pas amusant. On a quand même passé du bon temps. On a pu lire notre cours sur nos smartphones. On a révisé une leçon sur l’Amérique Latine et plus important, on a pris de belles photos.































Saturday, March 26, 2016

Qui d'autre que toi? / Who else than you?

English version at the bottom :)



Il y a longtemps que je cherche le bon angle pour aborder ce sujet. Aujourd’hui je me lance en essayant d’être brève. J’aime demander aux Africains qui étudient ou travaillent à l’étranger ce qu’ils comptent faire plus tard. Rentrer au pays, ou rester chez l’hôte. Je suis contente de constater que bon nombre des enfants du continent veulent retourner au berceau. Malheureusement, ils sont également nombreux ceux qui pensent qu’il vaut mieux rester là où la connexion internet est rapide, l’accès à l’eau et au courant impeccable, la création d’une entreprise sans tracas, enfin où le développement existe déjà et que l’on peut se la couler douce.

Remarquez bien que je ne parle pas de ceux qui veulent rester à l’étranger mais travailler pour développer leur pays en y investissant. Je pense que la encore ça passe. Mais je parle de ceux qui m’ont sorti « le pays est trop corrompu, on ne peut pas y faire les affaires facilement ». Ou encore, « qu’est-ce que mon pays a fait pour moi ? »

Euh, le pays est-il une personne ? Qui fait le pays ? Qui gère le pays ? Mon professeur d’économie de développement a l’habitude de nous dire que nous ne devons pas nous en vouloir lorsqu’on parle des aspects hideux de nos pays en cours. Par contre, dans 10 ans, si la situation n’est pas meilleure, eh bien ce sera de notre faute. Parce qu’aussi surprenant que ça peut l’être, le pays n’est pas un individu à part entière... Le pays c’est vous, c’est moi, et c’est à nous de faire en sorte que les futures générations bénéficient de ce qu’on pense avoir manqué. 



Alors dites-moi, si le pays est corrompu, qui doit changer les choses ? Si vous décidez que ce n’est pas de votre faute si les choses vont mal, doit-on ressusciter ceux qui sont déjà morts et ont tenu les rênes de l’abime pour qu’ils arrangent les choses ? On pourrait accuser le pouvoir en place, mais il n’est pas éternel. Si le gouvernement ne fait rien et que toi aussi tu ne fais rien, ce n’est pas par un tour de magie que les choses changeront. Si la tête souffre de gangrène, il y a de fortes chances que le cou et les autres parties du corps seront affectés. Alors les personnes qui bénéficient d’un mauvais système ont plus d’intérêts à le maintenir en place. Pourquoi voudrais-tu qu’une personne dont les parents ont payé les études grâce à la corruption, y mette un terme ? Pourquoi voudrais-tu qu’un ministre qui renfloue son propre compte bancaire décide tout d’un coup de donner sa vie à l’intégrité et améliorer les conditions de vie du peuple ? Ça pourrait arriver, mais soyons réalistes ! En Afrique nombreux sont les leaders politiques qui pensent exagérément (et illégalement) aux intérêts des leurs avant ceux du peuple. Ce n’est pas uniquement en les fustigeant sur les réseaux sociaux que les choses vont changer. Ce n’est pas en restant en occident qu’on va supprimer ce qui nous fait fuir notre pays. Et c’est valable pour ceux qui sont au pays et qui passent leur temps à se plaindre plutôt qu’à chercher des solutions. A un moment, il faut replier ses manches.

Alors si ce n’est pas toi, s’il te plait dis-moi qui ? 


Who else than you? 


For so long I have been looking for the right angle to talk about this subject. Today I will just try to be brief. I like asking Africans studying or working abroad what they are planning to do later. Returning home, or staying at the host country. I'm glad to see that many of the continent's children want to return to the cradle. Unfortunately, there is also a considerable amount of Africans who think that it is better to stay where the internet connection is fast, access to water and electricity perfect, creating a business easy, and finally where development already exists and they can just take it easy.

Notice that I am not talking about those who want to stay abroad but work to invest in their home country. I think this should be okay. But I am talking about those who told me “there is too much corruption in the country, we can’t invest there.” Or “what has my country done for me?

Uh, Can you tell me if your country is a person? Who makes a country? Who runs it? My development economics professor used to tell us that we should not blame ourselves when we talk about the hideous aspects of our countries in class. We are not responsible for the current situation. However in 10 years if things don’t get better, well it will be on us. Because as surprising as it may be, the country is not an individual in its own right… The country is you and me and it is our responsibility to ensure that the future generations will benefit from what we believe to lack. 


So tell me, if the country is corrupted, who needs to change it? If you decide that it's not your fault if things go wrong, should we resurrect those who already died and held the reins of the abyss so that they solve everything? Things will not get better by a magic trick if neither you nor the government does anything. We could continue to accuse those in office, but they are not eternal and they are as humans as us. Moreover, if the head is suffering from gangrene, there are chances that the neck and other body parts will be affected too. So the people currently taking advantage of a bad system have more interests in maintaining it. Why would you want someone whose studies have been paid through corruption to put an end to it? Why would you want a minister to stop furnishing his bank account, give his life to integrity and improve the living conditions of the population? It could happen but let’s be realistic! In Africa, most of the politicians put their own interests before the ones of the people. It is not only by criticizing them on social networks that things will change. It is not by staying in the West that we will eliminate what made us flee our own country. I am not saying that only for those abroad but also for the Africans at home who spend their time complaining rather than looking for solutions. At some point, we need to withdraw our sleeves.

So please tell me who else than you should change your country?

Wednesday, March 23, 2016

Why do you want to be an entrepreneur? / Pourquoi voulez vous être entrepreneur?


Before starting, I have to tell you I am an entrepreneur to be. I haven’t done any business yet neither failed at any. However as I already said, I am studying social entrepreneurship and every day I learn more about the topic. In our society, you are recognized as an entrepreneur only after you launched a successful venture. Since I haven’t done any yet, I’ll just call myself an apprentice entrepreneur. 

Being an entrepreneur is a very good idea, especially in Africa where the majority of the population is young and unemployed. However the reason why you want to be an entrepreneur might determine your journey as well as the way you will handle failures and successes. From stories I’ve heard, I realized that there are different reasons why people want to be entrepreneurs, and some of them might not be the best.


I want to be rich, famous vs. I need to survive.

No doubt a lot of us want to have a lot of money in order to buy whatever we want. But do you really think that the desire to be rich is enough to start an entrepreneurial journey? You can be rich by working for someone else, if you choose the right field and are pretty good at your job. Some people told me that they wanted to be entrepreneurs just to be rich or famous. I personally believe that if this is your only motivation, you might end up doing some things illegal or amoral in order to reach your goal. You should therefore start defining your values and be sure about whether this is the right path for you.

On another side for some people, being an entrepreneur is a survival tool. They do not have any other choice than to start some more or less formal business to get out of poverty. They are entrepreneurs by fate. I believe that hunger and misery are at the same time powerful fuels and great barriers to entrepreneurship. Someone living in severe poverty has some of the best incentives to work to improve his conditions of life. Unfortunately, he also faces greater obstacles than someone from a middle income because he doesn’t have access to many necessary resources.


I want to be my own boss.

I also got that from some of my friends. The only reason why they want to be entrepreneurs is because they do not want to receive directives from someone else. However they forgot one very important rule in entrepreneurship. You might not be working to achieve a manager’s objectives, but as an entrepreneur your client is your boss. In order to be successful, you have to treat your customers as kings. Therefore, if you don’t want to have any boss, you should better be the heir of an amazing fortune. Although even that might not save you….



I have an idea, I see an opportunity, I am passionate.

This is definitely the best reason why someone should become an entrepreneur. You realized that your skills or your idea might be beneficial to solve a problem around you. Maybe you want to improve the way systems are managed or create a totally new product that will benefit to people. Not only you’ll create jobs but your goods or services will also be useful. Most importantly, you are passionate about the subject and we can see sparkles in your eyes when you talk about it. I won’t say anything more.

Go for it!!! 



Pourquoi voulez vous être entrepreneur? 

Je n’ai encore jamais créé d'entreprises, ni échoué en essayant. Par contre comme je le répète à chaque fois, j’étudie l’entreprenariat social et chaque jour j’en apprends un peu plus sur le sujet. Dans notre société, vous êtes reconnu comme un entrepreneur seulement après avoir créé un business profitable. Etant donné que ce n’est pas encore mon cas, je me qualifierai d’apprenti entrepreneur.

Se lancer dans l’entreprenariat est une très bonne idée, surtout en Afrique, où la majorité de la population est jeune et sans emploi. Cependant, la raison pour laquelle vous voulez devenir entrepreneur peut déterminer votre aventure ainsi que la façon dont vous allez gérer vos échecs et vos réussites. A partir des histoires que je l'ai entendu, je me suis rendu compte que différents motifs éveillent le désir d’entreprendre. Malheureusement, ce ne sont pas forcément de bons motifs.


Je veux être riche, célèbre vs. je dois survivre.

Nul doute que nous sommes nombreux à vouloir beaucoup d'argent pour acheter tout ce qui nous fait plaisir. Mais pensez-vous vraiment qu'être riche est une motivation suffisante pour se lancer dans l’entreprenariat ? Vous pouvez être riche en travaillant pour quelqu'un d'autre, si vous choisissez bien votre filière et que vous êtes compètent. Certaines personnes m’ont dit vouloir créer une entreprise pour être riche ou célèbre. Je crois personnellement que si cela est votre seule motivation, vous pourriez finir par faire des choses illégales ou amorales pour atteindre votre objectif. Vous devez donc commencer par définir vos valeurs et vous rassurer que vous êtes sur la bonne voie. .

D'un autre côté, pour certaines personnes, être un entrepreneur est un outil de survie. Ils ne disposent pas d'autre choix que de commencer une entreprise plus ou moins formelle pour sortir de la pauvreté. Ils sont des entrepreneurs par obligation. Je crois que la faim et la misère sont à la fois de puissants carburants et de grands obstacles à l'entrepreneuriat. Une personne vivant dans l'extrême pauvreté a beaucoup plus d’intérêts à travailler pour améliorer ses conditions de vie. Malheureusement, elle rencontre également plus de barrières que les personnes mieux nanties car elle n’a pas à de nombreuses ressources.


Je veux être mon propre patron

Certaines personnes veulent entreprendre uniquement pour ne pas recevoir d’ordre de la part d’une autre personne. Cependant, ils oublient une règle très importante dans l'entreprenariat. Vous pourriez ne pas travailler pour atteindre les objectifs d'un manager, mais en tant qu’entrepreneur, votre client est votre patron. Pour réussir, vous devez traiter vos clients comme des rois. Par conséquent, si vous ne voulez pas avoir de patron, vous devriez mieux être l'héritier d'une fortune incroyable. Bien que même ça pourrait ne pas vous sauver....

 J'ai une idée, il y a une opportunité, je suis passionné.

C'est certainement la meilleure raison pour entreprendre. Vous réalisez que vos compétences ou votre idée pourrait être bénéfique pour résoudre un problème autour de vous. Peut-être que vous voulez améliorer la façon dont fonctionne un système ou créer un produit totalement nouveau qui profiterait aux gens. Non seulement vous allez créer des emplois, mais vos produits ou services seront également utiles. Plus important encore, vous êtes passionné par le sujet et on peut voir des étincelles dans vos yeux chaque fois que vous en parler. Je n’en dirai pas plus.

Foncez!!!

Monday, February 29, 2016

Keisuke and The business of changing the world

Version française en bas :)

Before eating in Japan, you say "itadakimasu" (let's eat!) but it literally means I'm going to take your life :)

March was ready to leave the stage to April when his plane landed in San Francisco. His mind was full of dreams without any idea of how things were about to go. He only knew one thing: he wanted to meet Marc Benioff. The day he turned the last page of The Business of Changing the World, Keisuke realized that he wanted to be one of the people whose everyday act would make a difference in someone’s life. He left his country for the hub of technology and social innovation to meet someone he knew he could not have an easy access to. When he entered into the headquarters of Salesforce and asked to see the CEO, the negative response did not surprised him that much. After all, he was just a stranger coming from Japan to San Francisco, just because he has read a book and wanted to meet its author…


While staying in San Francisco without a specific idea about what he wanted to do next, Keisuke came across Hult International Business School and discovered its Master of Social Entrepreneurship. He already knew that he wanted to change the world but he never thought of going back to school. Hult was advertising a program full of people from different parts of the world having the same passion. Since he understood that he needed to learn and work with other people, Keisuke decided that the next months of his life would be spent in learning how we can do business while still taking care of people and the planet. 



Today, with two classmates from the MSE program, Keisuke founded Musana. The team is competing for the Hult Prize 2016, and wants to offer an efficient infrastructure to street vendors allowing them to conduct and grow their business in a safe, legal and innovative way. It could have been just another story about three guys claiming that they want to change things. But Musana founders are not just dreamers and talkers, they are also doers. Few weeks ago Keisuke, Manon and Taliey went for a trip to Kampala, to test the prototype of their solar powered carts and receive feedback from their future customers. Seeing their pictures during that trip to Uganda and learning more about their personal stories made me realize again how blessed I am to be surrounded by amazing people. I strongly believe that Musana carts will help thousands of people living in slums to improve their living conditions. Learn more on their Facebook page and help them to reach their goal.

Although he initially came to San Francisco to meet one person, Keisuke is now sharing a journey with more than sixty people. He is currently one of our representatives in the student association, and I can assure you that he loves taking care of others. Talking about him, Manon said “He is very supportive and never get upset about useless things. While I can get upset very easily, he helps me to balance. I can be fire, and Keisuke would be the water.” 




Keisuke knows that he will not go back to Japan soon because other places of the world are more in need of social entrepreneurs. Of course he loves his home country for the safety, the food, and the soft culture, but he wants to be out of his comfort zone and the adventure just started…

Oh I almost forgot to tell you! He met Marc Benioff at the starbucks on the other side of Salesforce offices. So keep in mind that being said no doesn't have to stop you from achieving whatever you want.


Keisuke et The business of changing the world

Mars s’apprêtait à laisser la place au mois d’avril lorsque son avion atterrit à San Francisco. Il avait des rêves plein la tête sans la moindre idée sur la façon dont les choses se passeraient. Il était sûr d’une seule chose : Il voulait rencontrer Marc Benioff. Le jour où il tournait la dernière page du livre 
The business of changing the world, Keisuke réalisa qu'il voulait être l’une de ces personnes dont les actions quotidiennes améliorent la vie des autres. Il a quitté son pays pour la capitale de la technologie et de l'innovation sociale pour rencontrer une personne à laquelle il savait ne pas pouvoir accéder facilement. Il ne fut donc pas trop surpris lorsqu’il alla au siège de Salesforce et qu’on lui répondit qu’il ne pouvait pas rencontrer le CEO. Après tout, il était juste un étranger qui avait quitté le Japon pour San Francisco, seulement parce qu’il avait aimé un livre et qu’il voulait rencontrer son auteur ...


Someone loves taking care of kids :)
Pendant qu’il séjournait à San Francisco sans savoir quelle serait sa prochaine étape, Keisuke découvrit Hult International Business School et son programme de Master en entrepreneuriat social. Il savait déjà qu'il voulait changer le monde, mais il n'avait pas envisagé un retour à l'école. Hult offrait un programme auquel participait des personnes venant des quatre coins du monde et ayant la même passion. Etant donné qu’il savait qu’il avait besoin des autres pour apprendre et travailler, Keisuke décida de consacrer les mois suivants à étudier comment allier business et social. 

Aujourd'hui, Keisuke a fondé Musana avec deux étudiantes du programme de MSE. L’équipe participe au Hult Prize et veut offrir une meilleure infrastructure aux vendeurs de rue pour leur permettre d’accroitre leur entreprise de façon sûre, légale et innovante. Cela aurait pu être une autre histoire à propos de trois jeunes qui veulent changer les choses. Mais les fondateurs de Musana ne sont pas juste des rêveurs, ils agissent pour faire bouger les choses. Il y a quelques semaines Keisuke, Manon et Taliey sont allés à Kampala, pour tester le prototype de leur chariot alimenté à l’énergie solaire. Ils ont collecté des commentaires et recommandations de leurs futurs clients pour améliorer leur produit. En regardant leurs photos pendant ce voyage en Ouganda et en apprenant davantage sur leurs histoires personnelles, j’ai réalisé à quel point je suis chanceuse d’être entourée par des personnes incroyables. Je crois fermement que Musana aidera des milliers de personnes vivant dans des bidonvilles à améliorer leurs conditions de vie. Suivez-les sur leur page Facebook et aidez-les à atteindre leur objectif. 



Alors qu’il est venu à San Francisco pour rencontrer une personne, Keisuke voyage à présent avec plus de soixante personnes de différentes origines. Il est actuellement l'un des représentants de notre programme dans l'association des étudiants de l’école. Je peux vous assurer qu'il aime prendre soin des autres. Manon sa coéquipière disait: «Keisuke est une force calme. Il est d’un grand soutien et ne s’énerve jamais pour des choses futiles. Alors que moi je m’énerve facilement, il m’aide à m’équilibrer. Je pourrais être le feu et Keisuke serait l’eau… »

Il sait qu'il ne retournera pas au Japon de sitôt parce que d'autres endroits du monde sont plus besoin d'entrepreneurs sociaux. Bien sûr, Keisuke aime son pays d'origine pour la sécurité, la nourriture et la justesse de sa culture, mais il veut continuer à sortir de sa zone de confort et l'aventure vient juste de commencer ...



Oh, j’oubliais presque! Il a rencontré Marc Benioff dans un Starbucks de l'autre côté des bureaux de Salesforce. Gardez donc à l'esprit que vous ne devez pas vous empêcher d’atteindre vos objectifs parce qu’on vous a dit «non ».